L'argent de l'ours
Aux petits soins avec le pastoralisme grâce à l’ours
Il est tout à fait légitime d’utiliser une partie de l’argent destiné à l’ours pour faciliter son acceptation. Ca l’est beaucoup moins quand, dans le même temps, l’IPHB, mandaté pour protéger l’ours, l’oublie quasiment et le laisse mourir, différant les lâchers vitaux en maniant systématiquement l’ultimatum.
Il suffit de jeter un œil dans ces comptes (bilan 1998 lettre de l’IPHB) pour comprendre à quel point l’ours a servi le pastoralisme. Quelle ingratitude de constater que certains de ceux qui en ont tant profité, et qui en profitent toujours en 2006 : encore des programmes de réfection complet de cabanes dès ce printemps, de pistes etc, ont aujourd’hui un discours radicalement opposé au plantigrade, tout en continuant de profiter de son argent !
Ces espèces sonnantes et trébuchantes n’empêchant pas Jean Lassalle d’en faire encore des tonnes.
Petit florilège commenté de cette même lettre de l’IPHB de 1998. commençons par la phrase qu’il fallait oser écrire, même en 1998. Lean Lassalle ne recule devant rien, il l'a fait.
Jean Lasalle : « Je sais que nos travaux nous conduisent à parler beaucoup trop de l’ours aux yeux de quelques uns d’entre vous, vous donnant parfois le sentiment que nous ne nous occupons que de lui »
Le même : « Mais que s’est-il passé ailleurs ? Les hommes ont disparu et les ours avec eux. Ici, nous avons su garder les deux. C’est une situation exceptionnelle. »
Situation effectivement « exceptionnelle » que l’IPHB a laissé gâcher pendant 11 ans.
Désormais, il ne reste que les hommes (moins nombreux qu’en 1998 probablement et ce n’est pas le tunnel qui les a fixé ici !) par contre, d’autres parties des Pyrénées ont maintenant des ours et des hommes, les uns n’ayant pas éliminé les autres ! l'ours ne fait plus peur.
Jean lassalle : « Je reste persuadé que l’avenir des deux est lié et nous avons aujourd’hui la possibilité de gérer nous mêmes ce défi ».
Mais en 2006, on sait. Alors, seuls les ignorants, les traîtres ou les menteurs peuvent encore croire ou faire croire que l’IPHB est fiable pour sauver l’ours.
Jean lassalle reprend son vocabulaire guerrier et supra-nationaliste : « Un formidable travail de reconquête de notre montagne est engagé et ce n’est pas l’arrivée de deux ourses qui viendra tout de même signer « la fin du monde » dans nos vallées. Serions nous devenus si peu sûrs de nous et timorés pour le croire ? Douterions nous tellement de nos capacités pour ne pas avoir le courage d’entreprendre ce qui est parfaitement à notre portée sans en faire tout un plat ? »
De quoi parlez-vous Monsieur Lassalle? Etant donné la posture anti-ours extrémiste actuelle de Jean Lassalle, cette phrase se suffit à elle même : sans commentaires !
« Notre particularisme est une richesse inestimable. Il nous a toujours permis de résister et il nous permettra de continuer à grandir dans un monde où nous serons de plus en plus une minorité. Pour survivre dans un tel contexte, cette minorité, dernier rempart d’une civilisation, doit rester un modèle. Un petit monde qui suscite et redonne l’espoir. »
De l’espoir, nous sommes bien loin. Par contre, on n’est pas loin du « peuple élu » face aux barbares. Les vallées du Haut-Béarn et leurs habitants possèdent effectivement un particularisme inestimable.
Pour la nature, c’est son gave, ses forêts, ses terres d’altitude, son air pur, son calme. Pour les hommes, c’est la riche et originale culture qui va avec. Mais ce ne sont sûrement pas les actes de violence et de délinquance inqualifiables que Jean Lassalle couvre systématiquement et qui, en portant atteinte à la réputation de la vallée, tendent à faire passer ses habitants, non pas pour des « modèles », mais pour des rustres : braconnage de l’ours Claude, abattage de l’ourse Cannelle, commando qui mit le feu au gîte des anti-tunnels etc.
[iphb.org : pardon pour la mauvais qualité des documents scannés]


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