20 décembre 2007

Du rififi entre l'IPHB et le Pays d'Oloron en Haut-Béarn

Haut-Béarn - Dans sa quête de financement pour l'IPHB, Jean Lassalle s'en prend au Pays d'Oloron

L'Institution Patrimoniale du Haut Béarn et le Pays ne s'entendent plus

Rien ne va plus entre le Pays d'Oloron présidé par Louis Althapé et l'Institution patrimoniale du haut Béarn dirigée par le député Jean Lassalle.

À l'origine de la brouille : la candidature à des financements européens (Leader). Les deux collectivités qui interviennent, à des degrés divers, dans les vallées et le piémont, y prétendaient. Louis Althapé et ses collègues ont répondu que seul le Pays respectait les critères de l'appel à projet tout en souhaitant «qu'une place soit faite au pastoralisme et à la forêt».

De son côté, Jean Lassalle qui défendait l'idée d'une co-maîtrise, ne veut pas que l'IPHB se contente d'un «rôle de supplétif ». Hier, à Oloron, il a annoncé qu'il se retirait de la démarche. «Nous ne demandions rien d'extraordinaire. L'IPHB représente 21 communes et 100 000 hectares. Qui nous aurait empêché de travailler ensemble ? On pouvait faire coïncider les textes et une volonté commune», estime le président Lassalle.

Bagarre entre copains. «Que le Pays garde son programme Leader. Nous essayerons de trouver autre chose», a déclaré le député. «On ne va pas mener une bagarre inutile contre des copains. Ceux qui, au sein du Pays, repoussent la co-maîtrise votaient pourtant pour ce dispositif quand ils siégeaient à l'IPHB.» Aux yeux de Jean Lassalle, «Louis Althapé n'aurait jamais pris cette décision s'il était encore le conseiller général du Barétous. Dans cette affaire, il est bien moins un acteur que le porteur d'eau du maire d'Oloron. En vérité, le Pays fait preuve d'un simulacre de fonctionnement. C'est est un malheur pour le Haut Béarn. On en est arrivé à du perdant-perdant».

Source : Sud-Ouest

12 juin 2007

Le budget de l’IPHB refusé par la préfecture

Entre l’Institution patrimoniale du haut Béarn (IPHB) et l’État, le divorce semble consommé. L’institution a bien du mal à se remettre du désaveu que lui a infligé le gouvernement en se désengageant financièrement et peine aujourd’hui à faire valoir son intérêt.

La préfecture a de nouveau montré son désaccord avec l’IPHB. Non seulement elle n’a pas validé son budget (de 715 000 euros), mais elle a émis des doutes quant à la sincérité des chiffres et a saisi la chambre régionale des comptes. Pour le préfet, la subvention de 91 469 euros du conseil régional qui figure dans le budget et qui est censée avoir été votée en avril dernier n’existe pas. L’institution a jusqu’au 10 juin pour justifier ces chiffres auprès du représentant de l’État. En attendant, l’IPHB se trouve dans une impasse : sans moyens financiers, impossible pour l’institution de mener à bien ses actions et donc de faire les preuves de son efficacité.

17 février 2007

IPHB : Alain Rousset refuse les «marchandages» du groupe UDF

Le refus d'un engagement de 700 000 € de la Région dans l'Institution Patrimoniale du Haut Béarn a provoqué en rétorsion une réplique des élus centristes (UDF).

Alain Rousset refuse les «marchandages» du groupe UDF

L'Institution patrimoniale du Haut Béarn (IPHB) ne figure pas au contrat de projets qui va lier l'État à la Région pour les sept prochaines années et constituer ainsi sa «feuille de route». L'IPHB, qui vient justement d'adopter son propre programme pour la même période, faisait pourtant partie du précédent contrat de plan.

Alain Rousset, président du conseil Régional (PS) l'aurait bien voulu, a-t-il expliqué, mais tous les crédits consacrés à l'ingénierie territoriale et à l'animation des pays ont été exclus de cette nouvelle génération de contrats, par la volonté expresse de l'État.

Partant, Jean Dionis du Séjour, président du groupe UDF, a réclamé que la Région vienne en relais et prenne en charge elle-même le reliquat de 2000-2006, soit 74 000 euros et s'engage à financer seule la période 2007-2013, soit 700 000 euros.

Alain Rousset a dit regretter cette position de l'État, mais surtout accusé Jean Dionis du Séjour d'«habiller de lambeaux un vote de fuite ». Denise Saint-Pé (UDF, de Sauveterre-de-Béarn), est alors montée au créneau. D'où la réplique d'Alain Rousset pour qui le dossier devrait être réexaminé avec le Conseil général et les maires des vallées concernées, mais «en dehors de la mousse médiatique». Le président de l'exécutif régional a précisé que son assemblée ne comptait pas se mettre aux abonnés absents.

François Maïtia, chargé de la politique de la montagne, a aussi proclamé que l'engagement du Conseil régional pour la montagne ne saurait être réduit. Au final, Jean Dionis a subordonné le vote de son groupe à un engagement précis de 700 000 euros en faveur de l'institution, qu'Alain Rousset a qualifié «de troc, de marchandage». Faute de réponse, le groupe UDF s'est démarqué une fois de plus en s'abstenant d'approuver le contrat de projets de la région Aquitaine. Au contraire de l'UMP qui a voté pour.

Le débat a rebondi un peu plus tard. Mais cette fois le Landais et vice-président Jean-Louis Carrère a pris moins de gants pour s'interroger quant à la véritable finalité de l'IPHB, en dehors d'être «l'outil de travail» de son président Jean Lassalle, par ailleurs député des Pyrénées-Atlantiques?

Source : Sud-Ouest

Baudouin de Menten : Après l'Etat, la région !  Le grand machin qu' est l'IPHB est mis en difficulté. Le retour du bon sens et peut-être un espoir de réintroduction de femelles pour les ours mâles du Béarn condamnés à disparaître sans cela.

23 novembre 2006

Budget de l'IPHB : après l'ours, l'eau

L'IPHB s'accroche et "construit des châteaux en Béarn"

“L’État a affirmé se désengager pour 2007, pas pour 2006. Pourtant, nous n’avons toujours pas reçu l’arrêté de subventions. On a une vraie difficulté à boucler le budget de cette année avec 200 000 euros de factures impayées à l’heure actuelle”, plaide Didier Hervé, le directeur de l’Institution patrimoniale du haut Béarn (IPHB), à Oloron-Sainte-Marie (64).

Après sa position contre la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées, l’IPHB est dans le collimateur de Nelly Olin. Au début du mois d’août, la ministre de l’Écologie et du Développement durable mettait un terme au financement de l’institution. Entre autres missions, l’IPHB devait veiller à la protection des espèces pyrénéennes. La ministre a jugé inefficaces les actions de l’organisme en la matière.

L’IPHB a fait appel de la décision du ministère. Sans ce financement – qui s’élève à 91 469 euros –, l’institution pourrait connaître de sérieuses difficultés pour remplir sa fonction, à savoir la mise en œuvre de la charte de développement durable des vallées béarnaises. “Le soutien financier du conseil général des Pyrénées-Atlantiques, des vingt et une communes du territoire et du conseil régional [d’Aquitaine] a été assuré”, rassure Didier Hervé.

Même sur la corde raide, les sept salariés de l’IPHB continuent de bâtir le projet 2007-2013 avec les acteurs locaux des trois vallées béarnaises. En deux mois, ils ont réalisé vingt et une réunions publiques sur les vingt et une communes de leur territoire pour développer de nouvelles actions sur le pastoralisme, l’eau, la forêt et l’environnement. Parmi les objectifs de ces prochaines années: améliorer et approfondir le patrimoine hydraulique, améliorer et maintenir la qualité de l’eau, développer le bois-énergie, poursuivre les actions en matière de protection de l’environnement...

Après l'argent de l'ours qui s'enfuit, l'argent de l'eau pour la charte d'honneur...

Source : PyrénéesMagazine

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