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28 février 2006

L'argent de l'ours

Aux petits soins avec le pastoralisme grâce à l’ours

Il est tout à fait légitime d’utiliser une partie de l’argent destiné à l’ours pour faciliter son acceptation. Ca l’est beaucoup moins quand, dans le même temps, l’IPHB, mandaté pour protéger l’ours, l’oublie quasiment et le laisse mourir, différant les lâchers vitaux en maniant systématiquement l’ultimatum.

Il suffit de jeter un œil dans ces comptes (bilan 1998 lettre de l’IPHB) pour comprendre à quel point l’ours a servi le pastoralisme. Quelle ingratitude de constater que certains de ceux qui en ont tant profité, et qui en profitent toujours en 2006 : encore des programmes de réfection complet de cabanes dès ce printemps, de pistes etc, ont aujourd’hui un discours radicalement opposé au plantigrade, tout en continuant de profiter de son argent !

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Ces espèces sonnantes et trébuchantes n’empêchant pas Jean Lassalle d’en faire encore des tonnes.

Petit florilège commenté de cette même lettre de l’IPHB de 1998. commençons par la phrase qu’il fallait oser écrire, même en 1998. Lean Lassalle ne recule devant rien, il l'a fait.

Jean Lasalle : « Je sais que nos travaux nous conduisent à parler beaucoup trop de l’ours aux yeux de quelques uns d’entre vous, vous donnant parfois le sentiment que nous ne nous occupons que de lui »

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Le même : « Mais que s’est-il passé ailleurs ? Les hommes ont disparu et les ours avec eux. Ici, nous avons su garder les deux. C’est une situation exceptionnelle. »

Situation effectivement « exceptionnelle » que l’IPHB a laissé gâcher pendant 11 ans.

Désormais, il ne reste que les hommes (moins nombreux qu’en 1998 probablement et ce n’est pas le tunnel qui les a fixé ici !) par contre, d’autres parties des Pyrénées ont maintenant des ours et des hommes, les uns n’ayant pas éliminé les autres ! l'ours ne fait plus peur.

Jean lassalle : « Je reste persuadé que l’avenir des deux est lié et nous avons aujourd’hui la possibilité de gérer nous mêmes ce défi ».

Mais en 2006, on sait. Alors, seuls les ignorants, les traîtres ou les menteurs peuvent encore croire ou faire croire que l’IPHB est fiable pour sauver l’ours.

Jean lassalle reprend son vocabulaire guerrier et supra-nationaliste : « Un formidable travail de reconquête de notre montagne est engagé et ce n’est pas l’arrivée de deux ourses qui viendra tout de même signer « la fin du monde » dans nos vallées. Serions nous devenus si peu sûrs de nous et timorés pour le croire ? Douterions nous tellement de nos capacités pour ne pas avoir le courage d’entreprendre ce qui est parfaitement à notre portée sans en faire tout un plat ? »

De quoi parlez-vous Monsieur Lassalle? Etant donné la posture anti-ours extrémiste actuelle de Jean Lassalle, cette phrase se suffit à elle même : sans commentaires !

« Notre particularisme est une richesse inestimable. Il nous a toujours permis de résister et il nous permettra de continuer à grandir dans un monde où nous serons de plus en plus une minorité. Pour survivre dans un tel contexte, cette minorité, dernier rempart d’une civilisation, doit rester un modèle. Un petit monde qui suscite et redonne l’espoir. »

De l’espoir, nous sommes bien loin. Par contre, on n’est pas loin du « peuple élu » face aux barbares. Les vallées du Haut-Béarn et leurs habitants possèdent effectivement un particularisme inestimable.

Pour la nature, c’est son gave, ses forêts, ses terres d’altitude, son air pur, son calme. Pour les hommes, c’est la riche et originale culture qui va avec. Mais ce ne sont sûrement pas les actes de violence et de délinquance inqualifiables que Jean Lassalle couvre systématiquement et qui, en portant atteinte à la réputation de la vallée,  tendent à faire passer ses habitants, non pas pour des « modèles », mais pour des rustres : braconnage de l’ours Claude, abattage de l’ourse Cannelle, commando qui mit le feu au gîte des anti-tunnels etc.

[iphb.org : pardon pour la mauvais qualité des documents scannés]

26 février 2006

Lassalle, chef de guerre

Depuis la naissance de iphb.org, je reçois régulièrement du courrier en provenance du Béarn. Les aspois raclent leurs fonds de tiroir pour m'envoyer quelques-unes des perles de l'IPHB. Jean Lassalle signe ici un éditorial emphatique, stupéfiant et riche d’enseignements.

Debout, brave soldat béarnais, le devoir t'attend !

Lettre de l’IPHB distribuée aux habitants du Haut-Béarn en 1998.
En musique de fond : la marseillaise. A la tribune : Jean Lassalle

« L’Institution Patrimoniale du Haut-Béarn (IPHB) a été créée pour gérer et faire vivre la Charte de développement durable des vallées béarnaises et de protection de l’ours signée le 31 janvier 1994.

Celle-ci, chacun s’en souvient, mettait fin à la longue et difficile bataille qu’il nous avait fallu livrer pour faire face à la vaste entreprise de confiscation de nos territoires et desserrer l’étreinte d’une mise en accusation violente sous prétexte que nous abritions encore chez nous les derniers ours des Pyrénées et que nous ne saurions pas les protéger ».

[ iphb.org : Langage militaire pour le député maire qui harangue ses troupes revanant victorieuse du combat. Quant au " Nous ne saurions pas les protéger", hélas, avec la fin du noyau de population d’ours béarnais, la preuve est faite de leur incompétance.]

Autogestion_4 « Nous nous sommes alors cabrés et contre toute attente, nous, habitants d’un petit pays accroché à la montagne, nous l’avons emporté face à des forces qui nous étaient mille fois supérieures. L’Etat et l’administration centrale, les Lobbies ont dû plier. Les réserves Lalonde ont été abrogées et le groupe ours, véritable réseau parallèle a été démantelé.! »

[ iphb.org : Le voilà qui monte sur ses grands chevaux et se câbre ! Un village gaulois accroché à la montagne résiste encore. Quel théatralité, quelle héroisme ! J'en ai la larme à l'oeil. Quelles sont les conséquences de cette glorieuse victoire contre les lobbies écologistes? Les deux dernières ourses femelles, Claude et Cannelle ont été chassées et braconnées sur le territoire même des projets de réserves Lalonde avortés. Quant au groupe ours : un réseau mafieux réduit à néant. Super Lassalle terrassant le dragon, la bête immonde. Attention, maintenant il sort les violons pour faire pleurer dans les estives. ]

« Cette période cruelle a longtemps laissé des traces et nombres de nos amis, dont certains étaient de véritables résistants, se sont souvent retrouvés devant les tribunaux ».

[ iphb.org : Quelle honte, des braconniers flingueurs d'ours devant les tribunaux8 Alors qu'ils ne font que répéter des coutumes ancéstrales pour nettoyer la montagne de la bête puante. Rallumez la flamme du braconnier inconnu! Sauvons les résistants, ceux la même qui ont abattu la femelle Claude! Jean Lassalle, en homme d'honneur les a toujours soutenu. Tiens, faites lui penser : n'est-il pas possible de demander une subvention pour dresser un monument

« A nos braconniers béarnais alcooliques ». On pourrait croire qu'ils sont morts au combat, du sang plein les sillons !]

« Avec notre Charte, nous avons signé avec l’Etat et nos partenaires, un véritable contrat d’honneur et de confiance qui nous reconnaît à nous, acteurs locaux, notre rôle premier dans la gestion de nos territoires ».

[ iphb.org : Tu parles d'honneur et de confiance, pour quel résultat? Ni remords ni regrets, un coq, fier sur son fumier. Après moi le déluge. Le résultat fait pâlir d'envie tous les acteurs locaux du monde ! ]

[…] « Soit nous prenons en charge notre destin, soit nous nous verrons imposer dans les années à venir des décisions sur lesquelles nous ne pourrons plus peser ».

Jean LASSALLE, Président de l’IPHB

[ iphb.org : C'est exactement ce qu'il se passe aujourd'hui. Après toutes les déclarations pompeuses, les retournements de vestes, les changements de directions, les cris de vierges effarouchées, l'iphb s'est mis lui même sur la touche. Jean Lassalle n'a-t-il pas aussi imposé ç tous le tunnel du Somport ? ]

L’IPHB analysé avec lucidité par des aspois dès 1998

Analyse_aspoise_lettre_iphbPas dupes, voilà comment des aspois ont sainement réagi dans le journal « Aspyrène » en 1998.

Cliquez sur l'image ci contre pour l'agrandir.

L'Ours, responsable de la flambée des banlieues

Le fin politologue Jean Lassalle, député UDF de la vallée d’Aspe, maire de Lourdios-Ichère nous donne son analyse sur l'hiver chaud des banlieues. En direct des bancs de l’Assemblée nationale, en plein examen du projet de loi modifiant la réglementation sur les Parcs Nationaux.

Jeudi 1er décembre 2005

La Castafiore : « Si nous ne faisons rien pour ces campagnes, si nous continuons à y mettre des ours et des loups, la population va se concentrer dans les banlieues et, dans quelques années, les banlieues brûleront à nouveau et davantage que cet hiver ! »

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Jean Lassalle, un député haut en couleurs. Il fallait oser. Il l’a fait! Toutes les raisons sont bonnes pour "charger" l'ours de tous les maux de la France.

Difficile d'avaler que 5 ours(es) vont être lâchés sur l’ensemble de la chaîne pyrénéenne. Peut-être 2 dans ou près du Haut-Béarn où il ne reste qu’un ours autochtone (l’autre est en Espagne). Il en restait 6 à 7 ours lorsque la Castafiore en a obtenu la gestion. Une inefficacité couteuse. Si l'ours est responsable de la crise des banlieues, à l’époque, avec 7 ours, la France devait être à feu et à sang !

Depuis lors, changement de registre, Bonrepaux soupsonne l'ours d'être responsable de la grippe aviaire. L'ours ne serait-il pas aussi derrière les chutes de certains skieurs aux jeux olympiques de Turin. Faudrait leur souffler l'idée. De Belgique, je me marre. Le député moyen est très moyen. Les montagnards sont là, les montagnards...

La loi ou les chasseurs

Jean Lassalle a contribué à rendre possible l’élimination de l’ourse Cannelle. C'est un chasseur, René Marquèze qui a fait le sale boulot.

Le 8 octobre dernier, l'assemblée nationale a adopté un amendement anti-prédateurs dans le cadre de la loi de «développement des terriroires ruraux » en cours d'examen.

L'abattage des prédateurs est autorisé

Art. L. 113-1-1
« Dans les territoires de montagne traditionnellement dédiés au pastoralisme, il est institué des zones d'exclusion des prédateurs. Dans ces zones d'exclusion, l'abattage ou le prélèvement des prédateurs est autorisé, à la demande des communes après délibération du conseil municipal, par le préfet du département, dès lors que plus de trois attaques ayant donné lieu à perte d'animaux ont été recensées dans l'année sur le territoire communal ».

Cet article a été proposé par des députés alpins opposés au loup, et étendu aux prédateurs en général, donc aussi à l'ours. Jean Lassalle, président de l'IPHB a donné son soutien. L'IPHB est une structure pourtant sensée oeuvrer pour la protection de l'ours en Béarn !

Si ce texte avait été en vigueur cet été, une commune aspoise aurait été en droit de demander l'abattage de l'ourse accompagnée de l'ourson né cette année ! Mais le chasseur René Marquèze s’en est chargé moins d’un mois plus tard, encouragé par le zèle législatif habituel de son député, président de l’IPHB.

Les subtilités de l'IPHB

Quand tu mets longtemps pour accomplir une tâche, tu es lent.
Quand l’IPHB met longtemps, il « pratique la démocratie locale et désire connaître les chiffres exacts de la population d’ours ».

Quand tu ne fais pas ton boulot, tu es paresseux.
Quand l’IPHB ne fait pas le sien, il « cherche à obtenir de nouveaux subsides pour le développement du Béarn et pour la sauvegarde de son patrimoine ».

Quand tu commets une erreur tu es un idiot.
Quand l’IPHB commet une erreur, c’est parce « qu’on ne lui a pas laissé le temps d’étudier le problème patrimonial en détail et de consulter toutes les forces vives concernées».

Quand tu fais quelque chose sans qu'on te l’ait demandé, tu outrepasses ton autorité.
Quand l’IPHB le fait, il «pratique une démarche patrimoniale novatrice et originale».

Quand tu maintiens ta position, tu es entêté.
Quand l’IPHB le fait, il « respecte la charte développement durable des vallées béarnaises et de protection des ours  et appuie les demandes de la grande majorité des habitants des vallées  d’Ossau, d’Aspe et de Barétous »

Quand tu ne respectes pas le protocole, tu es grossier.
Quand l’IPHB le fait, il « pratique une politique démocratique mais ferme de décentralisation, résiste au terroriste intellectuel écologiste et au lobby pro Natura- 2000 international ».

Quand tu n'es pas dans ton bureau, tu glandes.
Quand les locaux de l’IPHB à Oloron sont vides, ils sont « partis au contact de la population ». (Ils sont à la chasse).

Quand tu es en congé maladie, tu es toujours malade.
Quand le Président de l’IPHB est en congé maladie, il est « déprimé par les déclarations fracassantes des Ministres de l’Environnement successifs décidant de faire cavalier seul en ignorant l’IPHB qui ont remis en cause sa politique de réintroduire deux femelles dans un large consensus ».

Vous aussi, devenez Président de l'IPHB

Prenez des leçons de communication patrimoniale puis organisez des réunions. Vous pourrez :

  • rencontrer des personnes d'honneur,
  • vous engager d'une manière totalement désintéressée
  • créer des plannings, des chartes, des commissions, des syndicats
  • Publier pleins de PDF compliqués avec des phrases pompeuses commençant par "considérant que" pleines de mots de vocabulaires impossibles à caser dans une conversation de tous les jours.
  • dépenser de budgets colossaux,
  • expliquer pourquoi on doit vous donner plus de moyens pour mieux travailler,
  • vous sentir important,
  • essayer d'assurer votre élection,
  • impressionner vos collègues,
  • boire du café,
  • parler a tout le monde en même temps sans écouter personne,
  • gribouiller votre carnet de notes,
  • avoir l'air intelligent,
  • approuver d'un hochement de tête et tout cela pendant les heures de travail !
  • rédiger des communiqués de presse.
  • devenir Président d'associations internationales inconnues et cumuler des mandats
  • oublier vos promesses et déclarations passées

Création du castafiotron

Sur base des générateurs de textes, je vous invite à mettre sur pied une nouvelle machine infernale : le castafiotron ou le tintinotron. Peut-être pourrons revendre des discours et allocutions à nos chers zélus locaux. Envoyer vos participations à castafiore @ iphb.org ...

Enquête sur Jean L.

Nelly est Ministre. Elle a des doutes sur l'efficacité d'une Institution Patrimoniale locale (?) et demande donc à une personne qui participe souvent à leurs interminables réunions de lui écrire un court mémo au sujet de son Président, un député local, et sur le travail qu'il effectue pour l'Institution et la réussite de ses objectifs.

A Nelly, Ministre
De X., membre non identifié de " l'Institut Pas très moral du Haut Béarn "

"Jean L. mon président est toujours en train de
travailler à son bureau avec assiduité et diligence sans jamais
perdre son temps en complotant avec ses collègues. Jamais il ne
refuse de passer du temps pour aider les autres et malgré cela il
termine ses missions avec efficacité. Jean L. rallonge ses
heures pour terminer son travail parfois même en sautant les
pauses café. Jean L. est une personne qui n'a absolument aucune
vanité en dépit de ses accomplissements remarquables, de sa grande
compétence en gestion et démocratie. C'est le Président de qui on
parle avec grande estime et respect, une personne dont on ne
peut se passer. Je crois que Jean L. est prêt pour la
promotion qu'il demande considérant tout ce qu'il nous ap-
porte. La France et la région en sortiront gagnantes. "

signé X., membre de l'Institut Pas très moral du Haut-Béarn

La Ministre reçut peu après un autre mémo

A Nelly, Ministre
De ..., membre de l'Institut Pas très moral du Haut Béarn

"Quand j'ai écrit mon dernier mémo sur Jean L., cet imbécile lisait par dessus mon épaule. Svp lis seulement les lignes 1 3 5 7 9 11 et 13
Merci

Bien à toi"

Version modifiée inspirée de "Glande à fond"

22 février 2006

Quand l’IPHB n’aide pas le pastoralisme

Ou comment la politique de blocage de Jean Lassalle empêche depuis 6 ans les agriculteurs de montagne de bénéficier de centaines de milliers d’euros qui leur sont destinés.

(d’après « plaidoyer pour Cannelle » de Gérard Caussimont - 2005)

1991

Le FIEP demande la mise en place de mesures agri-environnementales avec une pétition signée des bergers de la zone à ours. « Ces aides viennent conforter des pratiques de gardiennage et de traite en haute montagne qui sont compatibles avec la présence de l’ours. Elles incitent en outre les bergers à ne pas demander d’accès routiers et leur donnent des moyens financiers pour se faire aider à la ferme [dans la vallée], pour les foins par exemple, pendant qu’eux restent avec le troupeau sur l’estive. »

1995 à 2000

Les bergers du Haut-Béarn bénéficient de cette opération agri-environnementale. 5,5 millions de francs sont versés pour le gardiennage permanent des troupeaux (prévention des dégâts d’ours), pour le maintien de la traite à plus d’une heure du troupeau, pour le parcage nocturne des brebis avec utilisation de chiens de protection (Patous).

2000

Ces aides arrivent à terme, elles devaient être relayées (par un CTE : Contrat territorial d’Exploitation – ou par une OLAE : Opération Locale Agri-Environnementale).

« Malheureusement depuis 4 ans, malgré les demandes répétées du FIEP, les organisations professionnelles agricoles, les services de l’agriculture, de l’environneemnt et l’IPHB ne sont pas parvenus à un accord. »

« Malgré les promesses de mesures transitoires pour l’été 2003 puis pour l’été 2004, les bergers des zones à ours en Béarn n’ont pas encore bénéficié de ces aides.

Le FIEP s’est efforcé lors des entretiens avec les ministres de l’Ecologie successifs de défendre ce dossier et de réclamer ces mesures en Béarn de toute urgence […]

On voudrait provoquer l’indignation des bergers et saboter le projet de renforcement que l’on ne s’y prendrait pas autrement. […]

Certains instrumentalisent l’ours car ils n’ont rien à proposer de neuf pour sauver les petits exploitants agricoles de montagne qu’ils savent condamnés s’il n’y a pas des aides liées à la conservation de l’environnement à un moment où les crédits classiques vont aller à l’agriculture bien plus déprimée des pays de l’est européen.

Pourquoi ne se battent-ils pas avec autant d’énergie pour obtenir des aides que l’Etat propose déjà à la concertation dans son « plan de soutien à l’économie de montagne » annoncé en parallèle au plan de renforcement de l’ours dans les Pyrénées ? […]

On a même l’impression que l’élevage transhumant de montagne n’intéresse pas vraiment certains de ces hommes politiques. En effet, pourquoi pour la simple raison de ne pas avoir la maîtrise des subventions n’ont-ils pas voulu s’unir pour obtenir un accord pour renouveler les mesures agri-environnementales si appréciées par les bergers en 1995-2000 ?

Voit-on ces mêmes leaders intervenir pour obtenir ces aides avec autant de virulence qu’ils s’opposent à une réintroduction d’ours pour laquelle ils avaient donné leur parole et que l’Etat n’a fait qu’inclure dans un plan global pour les Pyrénées […] ? »

[iphb.org] : L’IPHB nuit à l’ours,  en faisant passer sous le nez des bergers et des éleveurs des centaines de milliers d’euros, l’IPHB nuit au pastoralisme … mais l’IPHB ne nuit pas à la carrière politique de son président.

Jeandelours

L’IPHB et la nature

Petite citation qui sied à merveilles à l’IPHB :
« Jamais la nature n’est si avilie que quand l’ignorance superstitieuse est armée du pouvoir. »

Voltaire

19 février 2006

Aspyrène dénonce la citation de Jean Lassalle : "On se sert d’abord, on discute ensuite"

Les pistes d’ansabère

"On se sert d’abord, on discute ensuite" est une citation d'une lettre de Jean Lassalle au président de l’ADEM. Publié par la gazette de la chasse.

Ansabere_pistesAquarelles de F.C. Les aspois le disent eux mêmes :

« Le vrai progrès, c’est de savoir s’arrêter » Le aspois dénoncent de la sorte les excès de l'IPHB.

Un site préservé

«  Depuis ces trente dernières années, les agriculteurs et bergers Lescunois, avec le reste de la population, ont volontairement refusé des aménagements de leurs montagnes : station de ski à Ansabère, pistes pastorales d’Azuns, station de ski d’Azuns. Parallèlement, la commune a mis en place une politique d’interdiction des constructions neuves sur ses différents plateaux.

Pendant ces années, d’autres communes désenclavaient au maximum et construisaient de manière incontrôlée. Aujourd’hui, Lescun a préservé son pastoralisme aussi bien que les autres, même mieux. »

IPHB : Des pistes et des cabanes contre des ours

La politique ours de l’Institution Patrimoniale du Haut Béarn est à l’origine de la question lescunoise de pistes à Ansabe, Escoueste, Bonaris, Annès. […]  En 1997, il ne reste que cinq ours. L'IPHB propose des mesures de consolidation des populations ursines en échange de l’autorisation et du financement d’aménagements variés principalement pastoraux (pistes et cabanes). « Une réintroduction d’ours est à ce prix.» (J.J Rigal, Aspyrène n° 15, 1998)

[IPHB.org]:On sait ce qu’il en a été depuis :

  • Destruction du biotope de l’ours par les pistes
  • Aucune réintroduction effectuée,
  • Organisation par Jean Lassalle qui préside l’IPHB de l’opposition aux lâchers de ce printemps 2006 !

Le Racket de l’Institution Patrimoniale du Haut Béarn

Aspyrène n°15 – 1998
« Pendant des mois et des années, les élus locaux aspois ont exercé un chantage sur l’Etat, en réalisant ou couvrant impunément des actes illégaux. Ils finiront par acculer l’Etat à l’acceptation de l’IPHB et à l’abandon de ses responsabilités déjà faibles en territoires communaux.

L'Etat a délégué à l’Institution Patrimoniale du Haut Béarn l’organisation des décisions publiques concernant la gestion des espèces animales. Cela n'a fait qu’accroître l’exclusion du citoyen-usager-contribuable (les lecteurs moyens d’Aspyrène).

L'Institution Patrimoniale du Haut Béarn est une structure intercommunale:

  • assez large pour diluer les responsabilités et favoriser les alliances,
  • assez richement dotée - 31 millions lourds en 4 ans - pour
    « motiver » et « maîtriser »
  • passée maître dans l’art du chantage sur le thème de « de l’argent et des libertés sinon pas d’ours !».

Ce transfert de compétence ne pouvait pas déboucher sur des procédures de décision participatives et respectueuses d’équilibres supérieurs à leurs petites ambitions.

En Aspe et à Lescun on a dilapidé de l’argent public pour financer des structures d’études – l’Institution Patrimoniale du Haut Béarn - et des aménagements totalement contre productifs : 5 millions de francs de frais de fonctionnement en 4 ans.

« En Aspe, on se sert d’abord, on discute ensuite ». Cette perle est de Jean Lassalle, président de l’IPHB, du PNPO, Vice Président du Conseil Général.

Les faux-arguments de l’Institution Patrimoniale du Haut Béarn

Aspyrène n° 15

« Ces pistes seraient vitales pour maintenir le pastoralisme et les bergers »

Piste_pastorale_pour_mini_tracteur_1C'est faux. Qu'en est-il de ces quatres cabanes :

  • Elles sont utilisées de 10 à 12 semaines par an, en été.
  • Une cabane d'estive est non utilisée.
  • Deux autres cabanes d'estives sont utilisées par des bergers de 70 ans en zone centrale du Parc National.
  • La dernière est utilisée par un berger locataire de l’estive.

En théorie, ce ne sont pas des pistes, mais des sentiers pour tracteurs. Oui, mais pour combien de temps ? Pour qui connaît la mentalité, les pressions et les victoires des protagonistes, les mini-pistes de Lescun ne sont qu’une première étape. Les pistes à Ansabère et dans le Parc seront utilisées pour en obtenir ailleurs et pour plus tard élargir celles de Lescun.

« Ces pistes ne seront pas ouvertes à la circulation »

Piste_pastorale_ouverte_lescunC'est faux. Les difficultés à faire prendre des arrêtés municipaux pour restreindre la circulation et si elle sont prise, l’impossibilité à les faire respecter en sont la démonstration. Les barrières restent ouvertes et personne n'établit de procès verbaux.
Photos Aspyrène n°15- 1998

« L’aide au pastoralisme traditionnel »

Ces pistes pastorales, outre leur coût (plus de 1 million de francs) ne maintiendront pas le pastoralisme aspois, elle l’éteindront. L’expérience montre qu’elles induisent un changement du mode d’exploitation. Il devient impossible d’être à la ferme et à la montagne pendant la période estivale. La diminution des effectifs d’agriculteurs et la modification de la structure familiale aggrave encore ces déséquilibres.

« L’expérience de la desserte routière des cabanes montre qu’elle induit un changement du mode d’exploitation. Le berger est tenté par des allers-retours permanents pour s’occuper de sa ferme. Cette tendance est aujourd’hui amplifiée par la structure familiale dans laquelle les épouses et enfants sont peu nombreux. Il devient dès lors impossible d’être à la ferme et à la montagne pendant la période estivale. La fenaison de passe en bas, au village, le gardiennage du troupeau et la fabrication du fromage en haut à la montagne. La diminution du mombre d’agriculteurs occasionne une augmentation des surfaces à exploiter au village, agravant encore ces déséquilibres.

Il est donc illusoire de vouloir maintenir un pastoralisme de haute montagne sur base de ces pratiques familiales imposées par la politique actuelle d’aménagement des cabanes et des pistes. »

Le rôle de pionnier qu’aurait pu jouer l’IPHB

Aspyrène : «Ces zones de montagnes traversées par les pistes sont présentent un intérêt paysager exceptionnel. Elles sont aussi pour l'ours des zones refuges; les derniers espaces de tranquilité. »

[IPHB.org]:D'ou vient la passion de l'IPHB pour les pistes pastorales ? Didier Hervé avant d'être directeur de l’IPHB était le concepteur du schéma de desserte en piste du Haut-Béarn au centre ovin d’Ordiap ! Il n'a fait que continuer à l'IPHB le même travail qu'il avait commencé pour les bergers. Alors pourquoi préserver la tranquilité des ours qu'on cherche à voir disparaître.

Plutôt que d'appliquer les vieilles solutions à l’emporte-pièce des administrations de l’agriculture, L'Institution Patrimoniale du Haut Béarn aurait dû, et c’était là sa mission logique, développer des solutions innovantes et originales adaptées à la situation. Ainsi, avec les moyens énormes mis à sa disposition par l’Etat, plutôt que de devenir le fossoyeur de l’ours et des paysages, l’IPHB aurait pu faire école dans les Pyrénées entières (et au-delà) pour son ingéniosité.

Au lieu de cela, l’IPHB est citée dans les grandes écoles françaises, comme l’exemple même de l’usine à gaz: une boite de communication-vitrine destinée à poursuivre la destruction de l’environnement tout en percevant des millions d’euros pour continuer d’exister (voir l'étude de Laurent Mermet sur l'IPHB).

Les bonnes solutions sont ailleurs

Quelques idées aspoises pour éviter les pistes
en zone à ours

Aspyrène n°15

« Le souhait des agriculteur-bergers de voir leur style de vie estival amélioré peut-être satisfait par des aides variées et élaborées spécifiquement, à la fois humaines, matérielles et financières. Dans tous les cas elles seraient moins coûteuses que des ouvertures de pistes et leur entretien. Elles permettraient de n’exister que durant l’exploitation effective des estives et participeraient au maintien de l’activité, et non pas à l’accompagnement de sa disparition.

Les mesures à prendre :

  1. indemnité directe au berger (base de calcul : têtes, jours de présence, kg de fromage …)
  2. mise à disposition de bergers « professionnels » saisonniers pour le gardiennage, la traite, et la réalisation du fromage
  3. mise à disposition d’aides (personnes et animaux) pour le transport (estive-ferme)
  4. extension éventuelle des portages aériens
  5. recrutement d’aide à la ferme pour la saison (favoriser les familles)

Des pistes contre des ours

« La mise à disposition de l’Institution Patrimoniale du Haut-Béarn (IPHB) de fonds inconsidérés en regard des actions à entreprendre, 31 millions de francs en 4 ans, conduit aujourd’hui à voir fleurir des projets de pistes pastorales en des lieux inacceptables, tant sur le plan des principes de conservation de la montagne, que sur celui économique et du maintien du pastoralisme.

Il y a en effet de nombreuses antinomies dans ce dossier pastoral. La plus importante : la création de pistes est censée autoriser un accès journalier pour faire des allers-retours sans séjour, alors que les cabanes sont aménagées pour le séjour permanent du berger lors de la confection du fromage.  Les cabanes des estives sont financées avec les subventions prélevées sur le compte de la protection des ours.

Des fonds détournés de leur ojectif

L'argent destiné à la protection de l'ours sert en fait à la destruction de ses zones refuges. Il y a là un défaut majeur du contrôle des investissements publics.

Rendement des fonds investis

Le coût est exorbitant. Il suffit de rapporter les coûts aux taux d’occupation : 12 semaines en moyenne par an, 400 milles francs par cabane, de 500 à 800 milles francs par piste. Une semaine en cabane d'estive coute un million de FRF !

A Lescun, dans un site qui mériterait un inscription au Patrimoine Mondial, ces aménagements de pistes constituent une véritable provocation de la part de ceux qui, sous la pression d’actes illégaux, sont en charge de la protection de la nature, du développement des populations ursines. Anéantissant les chances de la première, ils ont laissé mourir le second. »

2006 La fin de l'IPHB ?

Ce n’est pas avec l’IPHB de Jean Lassalle que l’Etat aurait dû contracter une Charte, mais bien avec les rédacteurs aspois d’Aspyrène ! En 2006, l’IPHB est toujours présidée par Jean Lassalle et dirigée par Didier Hervé, le « Monsieur Piste ».

L'Institution Patrimoniale du Haut Béarn rêve toujours de couvrir la montagne de pistes pastorales pour y appliquer son crédo : « dé-sen-cla-ver » et provoquer la destruction de l'habitat de l'ours pyrénéen.

Papillon

Papillon, le vieux mâle

Alors pour arriver à cet objectif caché, il est nécessaire pour l'IPHB de refuser l’idée d'un renforcement de la population d’ours dans les Pyrénées. La décision de Serge Lepeltier leur a donné l'excuse idéale. L'annonce d'un renforsement "massif" leur a donné l'occasion de jouer les vierges effarouchées et se retirer dans un long silence vexé.

Ils ont pourtant réussi à faire passer le nombre d'ours de 6-7 en 1994 à 2 aujourd’hui, dont un est cantonné sur le versant espagnol. Une belle efficacité en brassant plus de 50 millions de francs entre temps … et les subventions de l’Etat coulent toujours.

Pour combien de temps encore l’Etat va-t-il considérer cet Institution comme un partenaire sérieux et fiable ?Inspiré par le journal « Aspyrène » écrit par et pour les aspois.
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Le refus de l'IPHB de réintroduire 2 ourses en Béarn est l'occasion pour l'Etat de mettre définitivement l'IPHB sur la touche. Plusieurs communes proches du Béarn sont candidates au lâcher d'un des 5 ours promis par la Ministre de l'Ecologie Nelly Olin.

L'Etat a l'occasion de reprendre la main dans le dossier ours, de rendre possible la survie de l'ours pyrénéen, tout en supprimant cet organisme couteux et inefficace, ce grand machin qu'est l'IPHB. La survie de l'ours et du pastoralisme est possible, la cohabitation aussi.

Jean Luc Palacio : Somport, le tunnel de l'absurde

Jean Luc Palacio est aspois et l'auteur du livre (2000) « Somport, le tunnel de l’absurde »

Jean Luc Palacio présente le combat de Jean Lassalle pour son chef d’œuvre de béton et de goudron qui n’a pas fini de massacrer la vallée d'Aspe, les poumons et les oreilles de ses habitants.

Les fossoyeurs de la vallée d'Aspe

Somport_tunnel_absurde_palacioLe terme peut sembler, de prime abord, excessif. Mais je n’en vois pas d’autre qui soit plus approprié. […] Il est  toujours difficile (et dangereux) de cataloguer ses semblables. Parce que personne n’est tout blanc ou tout noir. Mais il n’en demeure pas moins vrai que, avec le tunnel et le projet routier, certains acteurs ont effectivement eu un comportement de fossoyeurs.

Il y a ceux qui tirent les ficelles, et il y a ceux qui sont manipulés. Les premiers sont sans visages. Nous ne les connaissons que par des dossiers, des cartes, où ils ont écrit, dessiné, décidé des routes qui vont de là à là, mais qui ont le défaut de passer par chez nous. Les seconds n’ont, me semble-t-il, que l’excuse de leur ignorance et de leurs œillères.

Mais que dire de ceux qui, sans faire partie de l’un ou l’autre groupe, ont participé allégrement à ce projet ? C’est dans cette catégorie que je classe les politiques de la région, MM Jean Lassalle, Labarrère, Bayrou, Inchauspé et consorts. Eux n’ont aucune excuse : ils savaient !

Dans la mise à mort de la vallée d’Aspe, le rôle des politiques, quelle que soit leur nature, est déterminant. […]

Jean Lassalle, le régional de l’étape

[…] Il est certain que le conseiller général du canton d’Accous (et donc de la vallée d’Aspe) a beaucoup fait pour que ce projet soit admis par les aspois. Du moins au début. Aujourd’hui, avec ce qu’ils savent, ils ne lui accordent pas leur confiance aussi facilement. Sur ce sujet précis tout au moins, ça, j’en suis sûr.

C’est une réaction qui est assez logique. Les choix d’un notable sont toujours crédités d’un a priori favorable, qui ne doit rien à la conviction concluant une réflexion, malheureusement. Au pays de Descartes, l’irrationnel a toujours droit de cité. Et puis, c’est bien connu, il est toujours plus facile de dire « oui ! ».

Ce que je lui reproche particulièrement? Jean Lassalle a vendu la vallée d’Aspe. Nous étions au début de l’année 1994, et plusieurs annonces sonnantes et trébuchantes venaient de tomber [l’auteur cite entre autre les 500 à 600 millions de francs du 1% paysage, les 12 premiers millions pour l’IPHB etc …]. Le pétrole de la vallée d’Aspe, c’était du goudron ! Et beaucoup ont cru, en ce début d’année 1994, en toucher les royalties. […]

Le député-maire béarnais e a une autre corde à son arc : Jean Lassalle est un excellent chef de commando. Mais attention, lui, c’est au moins un Général : Il reste au chaud quand ses hommes vont se coltiner le sale boulot.

Des conseillers communaux à la chasse à l'écolo

Pendant des années, Jean Lassalle et d’autres (dont André Fabre, ancien maire de Laruns en vallée d’Ossau) ont lancé l’anathème contre les écologistes, et plus particulièrement contre Eric Pétetin.

Dans la nuit de la Toussaint 1993, c’est un véritable commando qui ira mettre le feu au wagon qui sert de gîte à la Goutte d’Eau, association présidée par Eric Pétetin et basée à l’ancienne gare de Cette-Eygun-Lescun.

Ils étaient trop nombreux, vingt trois exactement, pour qu’on ne finisse pas par savoir qui avait fait le coup. Arrêtés, incarcérés en préventive pour l’un d’entre eux, ils étaient élus locaux (la moitié du conseil municipal de Laruns), artisans, etc …

Inutile de vous dire que cela a créé un sacré choc en Vallée d’Aspe, et même en Béarn. Eric ne s’était pas fait que des amis en s’opposant au projet Pau-Somport. […] Mais personne en vallée d’Aspe ne pouvait légitimer l’usage d’une telle violence contre lui... sauf Jean Lassalle ! Faut dire qu’il avait chauffé les esprits (fragiles ?) à blanc. Casser de l’écologiste comme il l’a fait, pendant des mois, à longueur de colonnes, d’articles de presse, de conférences, d’entretiens, de réunions [cela ne vous rappelle pas l'IPHB?], cela revenait à mettre le briquet dans la main de l’incendiaire. Ni plus, ni moins.

Il n’est certes pas coupable aux yeux de la loi mais il est responsable de cet acte de vandalisme, moralement. Les lampistes ont payé cher leur geste, pénalement et socialement. Ce n’est que justice. Mais celui qui les a manipulé n’a pas encore été jugé. […]

Pourquoi Jean Lassalle fait-il tout cela ? A vrai dire, peu m’importe. Ce que je retiens, c’est qu’il le fait, et qu’il n’a pas hésité à sacrifier sa vallée et ses propres amis pour cela. C’est bien suffisant pour ne pas apprécier sa politique. Il a montré, tout au long de ces années, que la vie en vallée d’Aspe n’était pas sa préoccupation majeure, quoi qu’il en dise. il n’était pas le seul, loin s’en faut, mais comme élu de la vallée d’Aspe, quelle écrasante responsabilité vis à vis de ses administrés ! »
Jean Luc Palacio, aspois

[IPHB.org]: Déclaration de Jean Lassalle devant le Palais de justice de Pau lors du procès des membres de ce commando : « Ce sont tous des hommes d’honneur » ! CQFD …

Le jour de la mort de Cannelle : on prend les mêmes...

Il est inquiétant de constater que parmi les chasseurs qui ont abattu Cannelle, la dernière ourse femelle de souche pyrénéenne, trois sur six avaient déjà fait partie de ce sinistre commando incendiaire de 1993.

Autre coïncidence : l’incendie a été mis au wagon le jour de la Toussaint, le flingage de Cannelle a eu lieu le même jour, 1er novembre 2004, 11 ans plus tard exactement. Morbide anniversaire décidément.

J’espère que ce n’est vraiment qu’une coïncidence. Evidemment, là encore, Jean Lassalle a essayé de minimiser l’acte du chasseur comme il le fit pour l’attaque de 1993; comme il le fit aussi en 1994 pour le braconnage de l’ours Claude. Toujours cette constance chez lui, de l’ours au tunnel et du tunnel à l’ours: des hommes d'horreur !

Photos d'ours Vincent Munier

  • Photos de Vincent Munier.
    "Il faut sauver les espèces animales en danger non pas parce que nous en avons besoin, mais parce que nous avons besoin de développer les qualités humaines nécessaires pour les sauver, et ce seront celles-là dont nous aurons besoin pour nous sauver nous mêmes. " Robert Hainard.

Le tombeau de l'ours Papillon

  • Textes et Photos d'Antoine Peillon
    Sur un sentier du Haut Bearn, la trace de l'ours Papillon, parfaitement moulée dans la terre détrempée...

Photos de Patous

  • Photos de Claire de Dreuille.
    La protection des troupeaux avec le chien patou ou Montagne des Pyrénées. http://chien-berger.fr.st/

Photos de Labrit

  • Labrit_david_mignot_06
    Photos de David Mignot
    Le Labrit ou Berger des Pyrénées, un chien de travail, un aide et l'ami du berger.

Pastoralisme I

  • Photos de Pascal Marguet.
    Pascal Marguet est naturaliste et photographe, chargé d’études et de projets dans le domaine de l’environnement Il a réalisé des expositions sur le thème du pastoralisme dans les Hautes-Pyrénées. Samuel Marguet, le berger est son frère.

Pastoralisme II

  • Photos de Jean-Paul Falguières
    Pastoralisme et estives dans les Pyrénées. Un passionné de photos et de nature pyrénéenne.

Tonte des brebis

  • Jeanpaul_falguieres_tonte_018
    Photos de Jean Paul Falguières
    Joseph Paroix et Anne Rolland partagent la même passion pour les bêtes et la montagne. C'est pour elles qu'ils ont bâti ensemble, sur le plateau du Bénou, leur bergerie. C'est là, entre vallée d'Ossau et vallée d'Aspe, qu'ils passent l'hiver. L'été venu, ils rejoignent leur cayolar, à une heure de marche du magnifique lac de Bious-Artigues.

Fromages d'Estives

  • Photos de Jean-Paul Falguières
    Août 2001 à la cabane de Cap de Pount, sur le plateau de Bious, où Anne Roland fabrique le fromage après la traite des brebis.
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