Les pistes d’ansabère
"On se sert d’abord, on discute ensuite" est une citation d'une lettre de Jean Lassalle au président de l’ADEM. Publié par la gazette de la chasse.
Aquarelles de F.C. Les aspois le disent eux mêmes :
« Le vrai progrès, c’est de savoir s’arrêter » Le aspois dénoncent de la sorte les excès de l'IPHB.
Un site préservé
« Depuis ces trente dernières années, les agriculteurs et bergers Lescunois, avec le reste de la population, ont volontairement refusé des aménagements de leurs montagnes : station de ski à Ansabère, pistes pastorales d’Azuns, station de ski d’Azuns. Parallèlement, la commune a mis en place une politique d’interdiction des constructions neuves sur ses différents plateaux.
Pendant ces années, d’autres communes désenclavaient au maximum et construisaient de manière incontrôlée. Aujourd’hui, Lescun a préservé son pastoralisme aussi bien que les autres, même mieux. »
IPHB : Des pistes et des cabanes contre des ours
La politique ours de l’Institution Patrimoniale du Haut Béarn est à l’origine de la question lescunoise de pistes à Ansabe, Escoueste, Bonaris, Annès. […] En 1997, il ne reste que cinq ours. L'IPHB propose des mesures de consolidation des populations ursines en échange de l’autorisation et du financement d’aménagements variés principalement pastoraux (pistes et cabanes). « Une réintroduction d’ours est à ce prix.» (J.J Rigal, Aspyrène n° 15, 1998)
[IPHB.org]:On sait ce qu’il en a été depuis :
- Destruction du biotope de l’ours par les pistes
- Aucune réintroduction effectuée,
- Organisation par Jean Lassalle qui préside l’IPHB de l’opposition aux lâchers de ce printemps 2006 !
Le Racket de l’Institution Patrimoniale du Haut Béarn
Aspyrène n°15 – 1998
« Pendant des mois et des années, les élus locaux aspois ont exercé un chantage sur l’Etat, en réalisant ou couvrant impunément des actes illégaux. Ils finiront par acculer l’Etat à l’acceptation de l’IPHB et à l’abandon de ses responsabilités déjà faibles en territoires communaux.
L'Etat a délégué à l’Institution Patrimoniale du Haut Béarn l’organisation des décisions publiques concernant la gestion des espèces animales. Cela n'a fait qu’accroître l’exclusion du citoyen-usager-contribuable (les lecteurs moyens d’Aspyrène).
L'Institution Patrimoniale du Haut Béarn est une structure intercommunale:
- assez large pour diluer les responsabilités et favoriser les alliances,
- assez richement dotée - 31 millions lourds en 4 ans - pour
« motiver » et « maîtriser »
- passée maître dans l’art du chantage sur le thème de « de l’argent et des libertés sinon pas d’ours !».
Ce transfert de compétence ne pouvait pas déboucher sur des procédures de décision participatives et respectueuses d’équilibres supérieurs à leurs petites ambitions.
En Aspe et à Lescun on a dilapidé de l’argent public pour financer des structures d’études – l’Institution Patrimoniale du Haut Béarn - et des aménagements totalement contre productifs : 5 millions de francs de frais de fonctionnement en 4 ans.
« En Aspe, on se sert d’abord, on discute ensuite ». Cette perle est de Jean Lassalle, président de l’IPHB, du PNPO, Vice Président du Conseil Général.
Les faux-arguments de l’Institution Patrimoniale du Haut Béarn
Aspyrène n° 15
« Ces pistes seraient vitales pour maintenir le pastoralisme et les bergers »
C'est faux. Qu'en est-il de ces quatres cabanes :
- Elles sont utilisées de 10 à 12 semaines par an, en été.
- Une cabane d'estive est non utilisée.
- Deux autres cabanes d'estives sont utilisées par des bergers de 70 ans en zone centrale du Parc National.
- La dernière est utilisée par un berger locataire de l’estive.
En théorie, ce ne sont pas des pistes, mais des sentiers pour tracteurs. Oui, mais pour combien de temps ? Pour qui connaît la mentalité, les pressions et les victoires des protagonistes, les mini-pistes de Lescun ne sont qu’une première étape. Les pistes à Ansabère et dans le Parc seront utilisées pour en obtenir ailleurs et pour plus tard élargir celles de Lescun.
« Ces pistes ne seront pas ouvertes à la circulation »
C'est faux. Les difficultés à faire prendre des arrêtés municipaux pour restreindre la circulation et si elle sont prise, l’impossibilité à les faire respecter en sont la démonstration. Les barrières restent ouvertes et personne n'établit de procès verbaux.
Photos Aspyrène n°15- 1998
« L’aide au pastoralisme traditionnel »
Ces pistes pastorales, outre leur coût (plus de 1 million de francs) ne maintiendront pas le pastoralisme aspois, elle l’éteindront. L’expérience montre qu’elles induisent un changement du mode d’exploitation. Il devient impossible d’être à la ferme et à la montagne pendant la période estivale. La diminution des effectifs d’agriculteurs et la modification de la structure familiale aggrave encore ces déséquilibres.
« L’expérience de la desserte routière des cabanes montre qu’elle induit un changement du mode d’exploitation. Le berger est tenté par des allers-retours permanents pour s’occuper de sa ferme. Cette tendance est aujourd’hui amplifiée par la structure familiale dans laquelle les épouses et enfants sont peu nombreux. Il devient dès lors impossible d’être à la ferme et à la montagne pendant la période estivale. La fenaison de passe en bas, au village, le gardiennage du troupeau et la fabrication du fromage en haut à la montagne. La diminution du mombre d’agriculteurs occasionne une augmentation des surfaces à exploiter au village, agravant encore ces déséquilibres.
Il est donc illusoire de vouloir maintenir un pastoralisme de haute montagne sur base de ces pratiques familiales imposées par la politique actuelle d’aménagement des cabanes et des pistes. »
Le rôle de pionnier qu’aurait pu jouer l’IPHB
Aspyrène : «Ces zones de montagnes traversées par les pistes sont présentent un intérêt paysager exceptionnel. Elles sont aussi pour l'ours des zones refuges; les derniers espaces de tranquilité. »
[IPHB.org]:D'ou vient la passion de l'IPHB pour les pistes pastorales ? Didier Hervé avant d'être directeur de l’IPHB était le concepteur du schéma de desserte en piste du Haut-Béarn au centre ovin d’Ordiap ! Il n'a fait que continuer à l'IPHB le même travail qu'il avait commencé pour les bergers. Alors pourquoi préserver la tranquilité des ours qu'on cherche à voir disparaître.
Plutôt que d'appliquer les vieilles solutions à l’emporte-pièce des administrations de l’agriculture, L'Institution Patrimoniale du Haut Béarn aurait dû, et c’était là sa mission logique, développer des solutions innovantes et originales adaptées à la situation. Ainsi, avec les moyens énormes mis à sa disposition par l’Etat, plutôt que de devenir le fossoyeur de l’ours et des paysages, l’IPHB aurait pu faire école dans les Pyrénées entières (et au-delà) pour son ingéniosité.
Au lieu de cela, l’IPHB est citée dans les grandes écoles françaises, comme l’exemple même de l’usine à gaz: une boite de communication-vitrine destinée à poursuivre la destruction de l’environnement tout en percevant des millions d’euros pour continuer d’exister (voir l'étude de Laurent Mermet sur l'IPHB).
Les bonnes solutions sont ailleurs
Quelques idées aspoises pour éviter les pistes
en zone à ours
Aspyrène n°15
« Le souhait des agriculteur-bergers de voir leur style de vie estival amélioré peut-être satisfait par des aides variées et élaborées spécifiquement, à la fois humaines, matérielles et financières. Dans tous les cas elles seraient moins coûteuses que des ouvertures de pistes et leur entretien. Elles permettraient de n’exister que durant l’exploitation effective des estives et participeraient au maintien de l’activité, et non pas à l’accompagnement de sa disparition.
Les mesures à prendre :
- indemnité directe au berger (base de calcul : têtes, jours de présence, kg de fromage …)
- mise à disposition de bergers « professionnels » saisonniers pour le gardiennage, la traite, et la réalisation du fromage
- mise à disposition d’aides (personnes et animaux) pour le transport (estive-ferme)
- extension éventuelle des portages aériens
- recrutement d’aide à la ferme pour la saison (favoriser les familles)
Des pistes contre des ours
« La mise à disposition de l’Institution Patrimoniale du Haut-Béarn (IPHB) de fonds inconsidérés en regard des actions à entreprendre, 31 millions de francs en 4 ans, conduit aujourd’hui à voir fleurir des projets de pistes pastorales en des lieux inacceptables, tant sur le plan des principes de conservation de la montagne, que sur celui économique et du maintien du pastoralisme.
Il y a en effet de nombreuses antinomies dans ce dossier pastoral. La plus importante : la création de pistes est censée autoriser un accès journalier pour faire des allers-retours sans séjour, alors que les cabanes sont aménagées pour le séjour permanent du berger lors de la confection du fromage. Les cabanes des estives sont financées avec les subventions prélevées sur le compte de la protection des ours.
Des fonds détournés de leur ojectif
L'argent destiné à la protection de l'ours sert en fait à la destruction de ses zones refuges. Il y a là un défaut majeur du contrôle des investissements publics.
Rendement des fonds investis
Le coût est exorbitant. Il suffit de rapporter les coûts aux taux d’occupation : 12 semaines en moyenne par an, 400 milles francs par cabane, de 500 à 800 milles francs par piste. Une semaine en cabane d'estive coute un million de FRF !
A Lescun, dans un site qui mériterait un inscription au Patrimoine Mondial, ces aménagements de pistes constituent une véritable provocation de la part de ceux qui, sous la pression d’actes illégaux, sont en charge de la protection de la nature, du développement des populations ursines. Anéantissant les chances de la première, ils ont laissé mourir le second. »
2006 La fin de l'IPHB ?
Ce n’est pas avec l’IPHB de Jean Lassalle que l’Etat aurait dû contracter une Charte, mais bien avec les rédacteurs aspois d’Aspyrène ! En 2006, l’IPHB est toujours présidée par Jean Lassalle et dirigée par Didier Hervé, le « Monsieur Piste ».
L'Institution Patrimoniale du Haut Béarn rêve toujours de couvrir la montagne de pistes pastorales pour y appliquer son crédo : « dé-sen-cla-ver » et provoquer la destruction de l'habitat de l'ours pyrénéen.

Papillon, le vieux mâle
Alors pour arriver à cet objectif caché, il est nécessaire pour l'IPHB de refuser l’idée d'un renforcement de la population d’ours dans les Pyrénées. La décision de Serge Lepeltier leur a donné l'excuse idéale. L'annonce d'un renforsement "massif" leur a donné l'occasion de jouer les vierges effarouchées et se retirer dans un long silence vexé.
Ils ont pourtant réussi à faire passer le nombre d'ours de 6-7 en 1994 à 2 aujourd’hui, dont un est cantonné sur le versant espagnol. Une belle efficacité en brassant plus de 50 millions de francs entre temps … et les subventions de l’Etat coulent toujours.
Pour combien de temps encore l’Etat va-t-il considérer cet Institution comme un partenaire sérieux et fiable ?Inspiré par le journal « Aspyrène » écrit par et pour les aspois.
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Le refus de l'IPHB de réintroduire 2 ourses en Béarn est l'occasion pour l'Etat de mettre définitivement l'IPHB sur la touche. Plusieurs communes proches du Béarn sont candidates au lâcher d'un des 5 ours promis par la Ministre de l'Ecologie Nelly Olin.
L'Etat a l'occasion de reprendre la main dans le dossier ours, de rendre possible la survie de l'ours pyrénéen, tout en supprimant cet organisme couteux et inefficace, ce grand machin qu'est l'IPHB. La survie de l'ours et du pastoralisme est possible, la cohabitation aussi.
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