L'IPHB s'accroche et "construit des châteaux en Béarn"
“L’État a affirmé se désengager pour 2007, pas pour 2006. Pourtant, nous n’avons toujours pas reçu l’arrêté de subventions. On a une vraie difficulté à boucler le budget de cette année avec 200 000 euros de factures impayées à l’heure actuelle”, plaide Didier Hervé, le directeur de l’Institution patrimoniale du haut Béarn (IPHB), à Oloron-Sainte-Marie (64).
Après sa position contre la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées, l’IPHB est dans le collimateur de Nelly Olin. Au début du mois d’août, la ministre de l’Écologie et du Développement durable mettait un terme au financement de l’institution. Entre autres missions, l’IPHB devait veiller à la protection des espèces pyrénéennes. La ministre a jugé inefficaces les actions de l’organisme en la matière.
L’IPHB a fait appel de la décision du ministère. Sans ce financement – qui s’élève à 91 469 euros –, l’institution pourrait connaître de sérieuses difficultés pour remplir sa fonction, à savoir la mise en œuvre de la charte de développement durable des vallées béarnaises. “Le soutien financier du conseil général des Pyrénées-Atlantiques, des vingt et une communes du territoire et du conseil régional [d’Aquitaine] a été assuré”, rassure Didier Hervé.
Même sur la corde raide, les sept salariés de l’IPHB continuent de bâtir le projet 2007-2013 avec les acteurs locaux des trois vallées béarnaises. En deux mois, ils ont réalisé vingt et une réunions publiques sur les vingt et une communes de leur territoire pour développer de nouvelles actions sur le pastoralisme, l’eau, la forêt et l’environnement. Parmi les objectifs de ces prochaines années: améliorer et approfondir le patrimoine hydraulique, améliorer et maintenir la qualité de l’eau, développer le bois-énergie, poursuivre les actions en matière de protection de l’environnement...
Après l'argent de l'ours qui s'enfuit, l'argent de l'eau pour la charte d'honneur...
Source : PyrénéesMagazine
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