IPHB:L’institution patrimoniale du Haut-Béarn passera-t-elle l’hiver ?
Coma dépassé pour l'IPHB, l’agonie est proche
En attente d’aides de l’Etat et de la Région, l’IPHB pourrait terminer 2006 avec un trou de 350 000 Euros.
« Voilà, j’ai 1 500 euros en caisse » Didier Hervé, le directeur de l’Institution Pas très morale du Haut-Béarn , fixe un chiffre imprimé en noir sur un graphique : certes l’homme en a vu d’autres. Mais là, pour une fois, le regard pétillant du technicien ne parvient pas à masquer totalement son inquiétude. C’est que la situation financière de la structure de gestion concertée présidée par Jean Lassalle est grave, voire désespérée. Parce que le budget 2006 ne sera pas bouclé. Parce que les perspectives pour 2007 sont plus sombres. «Deux bonnes raisons pour ne pas passer l’hiver», commente Didier Hervé.
Un comparatif de la trésorerie moyenne de l’Institution permet de mieux comprendre «193 000 euros en 2003, 162 000en 2004, 63 000 en 2005 11 000 euros en 2006». Une courbe pour le mois descendante. La fin des haricots (tarbais)!
Nelly Olin : « plus le moindre centime »
C’est par lettre Recommandée à l’Institution Patrimoniale du Haut-Béarn que Nelly Olin a fait savoir sa décision d’arrêter les frais. Motif: la ministre considère que l’IPHB ne remplit plus une des deux missions qui justifient son existence (avec le développement durable) : la protection des ours. C'est le moins que l'on puisse dire
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En clair la ministre de l’Ecologie ne signera pas de nouveau contrat en 2007. Et pour 2006 ? Les 91 000 euros au titre de la dotation de fonctionnement «se font attendre». De même que les 60 000 euros au titre d’actions pour le développement durable. Seront-ils versés ? Rien n’est moins sûr. Dans sa lettre du mois d’Août, Nelly Olin considère comme «caducs» les engagements antérieurs. Et plus récemment, interrogée sur le sujet lors de l’Assemblée Générales des Parcs nationaux à Arles, elle aurait indiqué «il n’est pas question qu’il y ait le moindre centime sur l’IPHB». L'arrosage du milieu agro-pastoral est fini, les pâlabres sont finies, la gabgie est finie, rideau sur l'IPHB. En Béarn, trois ours mâles solitaires désespèrent. Peut-être que les effluves d'une ourse relâchées les poussera à se balader un peu plus loin pour procréer; peut-être qu'une femelle à l'accent slovène viendra chanter des chants d'amour en Béarn...
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