Pour la SEPANSO Béarn l'action de l'institution patrimoniale du Haut Béarn aura été inutile
La SEPANSO (fédération des sociétés pour l'étude, la protection, l'aménagement de la nature dans le sud ouest), n'attendra pas que Nelly Olin se prononce sur le devenir de l'IPHB. Son opinion est faite: «Son action n'aura servi à rien, il faut dissoudre la structure et passer à autre chose», explique Jean Lauzet.
Jugement, peu amène qui selon les militants de l'organisation de protection de l'environnement est la suite logique des douze ans de travaux. Ils contestent le bilan tiré lors du dernier conseil de gestion patrimoniale où l'IPHB a étayé la réponse adressée à Nelly Olin. La ministre de l'Ecologie avait en effet demandé des comptes à l'institution concernant sa politique de protection de l'ours. Une réponse qui conditionnera le montant des aides versées par l'Etat. Pour la SEPANSO, c'est tout vu, il faut couper les vivres : «On a le sentiment d'avoir été floué. Les fonds ont été donnés pour rien, la population ursine n'a pas été maintenue.»
Des sommes n'ont servi à rien. L'association y a pourtant siégé jusqu'en janvier 2005, jusqu'à ce qu'elle quitte la table après l'annonce du plan de réintroduction de Serge Lepeltier au lendemain de la mort de cannelle. L'IPHB avait rejeté le plan de réintroduction de 15 ours un mois après avoir voté l'introduction de deux ourses en Haut Béarn.
«Depuis 98, nous y avons siégé pour manifester notre mécontentement. Il est aujourd'hui normal que la ministre demande des comptes. Quant aux sommes dépensées pour l'IPHB elles n'ont servi à rien. Les actions dont se targue l'Institution existait avant (indemnisation des dégâts d'ours, les reports de coupe ou n'ont servi à rien (plantation d'arbres fruitiers en nombre insuffisant), quant au lieu de concertation on a vu ce que ça a donné avec la gestion de la chasse en zone ours. Au fond l'IPHB n'a fait que gagner du temps. Toute son action se résume à freiner le renforcement de la population ursine. Il n'y a pas besoin d'une structure comme celle-là», conclut Jean Lauzet.
Source: SUD OUEST
Commentaires