Hier s'est tenu Oloron, un conseil de gestion de l'Institut Patrimonial du Haut-Béarn. Jean-Lassalle a décidé de prendre la tête du combat contre le plan de réintroduction.
« Je me lance dans la bataille »
Le député Jean-Lassalle va enfiler son casque de guerre bactériologique et chimique pour se lancer dans la bataille anti-ours. On ne sait jamais que des écolos de l'Ain aient largués par hélicoptère des canards et des poulets malades sur Oloron pour sabotter son conseil de guerre. « La discussion va devenir volcanique ».
Bonne et surprenante nouvelle, Jean Lassalle, le directeur de l'Institut patrimonial du Haut-Béarn a annoncé sa mise en retrait de l'Institution. Il accorde une délégation de signature à son vice-Président afin de « combattre ». A cheval sur sa mule, la castafiore monte en première ligne pour tirer la langue aux ours « estrangers » qui apportent la grippe aviaire en Pyrénées. Le stade avant la démission et le rangement du grand machin aux oubliettes.
Il sait que la tranchée d'en face se trouve le plan de réintroduction de cinq ours qui sera dévoilé le 13 mars à Paris, par Nelly Olin, la ministre de l'Ecologie. Alors pour arranguer ses poilus il a sorti tout son vocabulaire et attirail militaire. Lassalle s'en va guerroyer ! Sus aux sarrasins. Debout sur l'estrade, la main sur le coeur et le regard plein de la détermination du GI qui reçoit la lettre lui annonçant qu'il va rester encore 6 mois en IRAK, il a déclaré d'un ton vif et enpoulé (à cause de la grippe) :
Il s'agit d'un « plan poudre aux yeux, qui disloquera le tissu pyrénéen ». [ iphb.org: Nelly a-t-elle mis de l'acide sur son plan? L'industrie textile pyrénéenne est en danger ! ]
Et de dénoncer « un sacrifice des activités pastorales, paysannes et traditionnelles ». [ iphb.org: Nelly va-t-elle monter au sommet de l'Aneto pour prendre une à une toutes les brebis des Pyrénées et les jeter au fond du précipice dans un grand sacrifice sacré ? (voir la BD plus bas)].
Ne s'arrètant pas en route, la Castafiore a ensuite stigmatisé évoquant à l'envi une « agression brutale de l'Etat » et « Les peuples montagnards n'acceptent pas que des décisions soit prises sans leurs accord » avant de se demander s'il n'en fesait pas trop et de soutenir « la résistance engagée des pacifiques ». [ iphb.org: ceux la même qui tronçonnent les abres ,taguent les routes , volent le matériel des associations (Massat), crèvent les pneus pendant les réunions chez le préfet (Ariège) et font le coup de poing sur lers marchés quant ils rencontrent une vendeuse de fromage favorable à l'ours ]
Plan de bataille
Jean Lassalle sort l'artillerie lourde :
- Manifestation le 10 mars à Toulouse devant la DIREN avec des éleveurs des différends départements pyrénéens. L'IPHB offre la lessive des T-shirts noirs et l'apéro pour mettre le feu.
- Création d'un nouveau grand machin : une coordination regroupant des élus, des éleveurs, les chambres d'agricultures, les chasseurs, enfin tous ceux qui ne savent pas voir l'ours en peinture. Financement : Reste-t-il de l'argent dans les caisses de l'IPHB?
- Engagement d'un avocat spécialisé en ours pour faire feu tous azimuts. Des procédures en perspectives pour les organisations de protection, de défense, le ministère etc, tous ceux qui sont un peu trop vert vont devoir se défendre. Jean Lassalle démarre un « harcelement juridique ». Va falloir penser à demander de nouvelles subventions, té.
- Dans 15 jours, on remet celà en Bigorre.
La première invasion barbare
Dix ans après les troubles autour de la première réintroduction, il s'est dit navré « d'en être à nouveau là ». Expliquant qu'une nouvelle implantation relève de « l'histoire d'amour ». [ iphb.org: Il y a dix ans, de beux mâles slovènes sont venus compter fleurette à la gente ursine pyrénéennes. S'il reste des ours en Béarn et en Pyrénées centrales, c'est bien bien grâce aux gênes de ces travailleurs des bois slovènes, qui comme des plombiers polonais sont venus travailler en France. Oups, je mélange tout, je m'emporte.] Autre d'histoire d'amour, celle de Jean et des filles slovènes. Il rêve de belles filles slovènes nues, bien montées (dans le camion), ayant tout pour attirer les beaux mâles du cru. (Allez revoir sa déclaration d'amour aux belles filles slovènes dans la vidéo ci en haut de page).
Furieux sur les maires qui ont osé se déclarer volontaires pour accueillir les envahisseuses estrangères (les traîtres, hips), le député a raillé deux des trois sites qui ont filtré (Bagnères-de-Bigorre dans les Hautes-Pyrénées et Massat, en Ariège). Seule Arbas en Haute-Garonne a été épargnée par le député fou : « Ils sont en mesure d'accueillir des ours comme Lourdios-Ichère est adaptée à l'accueil de sirènes ».
A l'idée que les ours relâchés prennent leurs jambes à leur cou pour se réfugier illico en Béarn, Jean Lassalle croit qu'il a été piqué par le Chikpungounia - car les écolos ont lâchés des moustiques aussi - Et dire que toute cette chianlit va arriver en Béarn, la fleur au fusil comme Néré lors de la première guerre pyrénéo-slovène.
Un dictionnaire pour Maïtia, vite
Avant celà, le socialiste François Maïtia, vice-président du Conseil régional n'a pas hésité lui non plus à prendre les ours pour des poulets : « Au moment où des maladies se diffusent à très grande vitesse, de façon incontrôlée; aujourd'hui sortir des ours d'un territoire pour les implanter dans un autre c'est peut-être ajouter un risque au risque déja évoqué ». [ iphb.org: Je me demande s'il n'y avait pas une tournée générale de "petit jaunes" juste avant la réunion ? Cette interview est passé aussi sur FR3 ou le journaliste narquois ne s'est pas privé de rajouter que la grippe était "aviaire". Je traduis pour Messieurs Maïta et Bonrepaux qui semble-t-il ne sont pas vétérinaires et se font élire malgré leur vocabulaire limité à 250 mots. Aviaire veut dire : relatif aux oiseaux. T'es passé à la télé. C'était un beau sujet pour "striptease" (une émission belge au départ).]
La veille, avec sa casquette de président du Comité du massif pyrénéen, il avait rencontré la ministre de l'Ecologie. Une discussion boycottée par l'essentiel des élus pyrénéens. Il a évoqué des « questions restées sans réponses » : le dédommagement des activités agricoles, pastorales et sylvicoles, ainsi que la responsabilité des maires en cas d'accident.
Pourtant, Nelly Olin a répondu à une question parlementaire sur ce sujet : Sur les devoirs et responsabilités des maires, elle avait dit « Toutefois, les autorités de police locales peuvent faire usage de leur pouvoir de police pour prendre des mesures telles que l'information concernant la présence éventuelle d'ours dans les territoires environnants, l'information du public sur l'attitude à avoir en cas de rencontre directe avec un ours, la mise en oeuvre de mesures préventives d'accompagnement, voire l'interdiction d'accès à des zones pouvant présenter des risques du fait de la présence d'une ourse suitée par exemple. »Voir « Bonrepaux, protecteur des ours ».
Claude Godin, seul contre tous les petits soldats du chef de guerre
Au coeur de cette assemblée de fou furieux prête à sortir de la tranchée en chantant « Jean Lassalle, nous voilà ! » seul Claude Gobin, le sous-préfet d'Oloron, défendait l'Etat avec des mots choisis. Il a parlé de « plan de restauration », s'est défendu de tout « marchandage » ou de « politique du fait accompli ».
Claude Godin a évoqué les négociations menées en amont, avant d'expliquer que le plan d'aide au pastoralisme était totalement dissocié de la question de l'ours. A la question « Deux ours sont-ils réservés au Béarn ? », le sous-préfet béarnais a juste précisé que sa volonté était de revenir à la situation de décembre 2004, quand l'IPHB avait voté le principe d'une réintroduction de deux femelles « Le principe est clair : aucune restauration n'est possible sans l'accord des communes ». A ce jour, il n'a reçu aucune délibération favorable à l'ours
Résistances
Laurent Castells, maire de Bagnères-de-Bigorre
« A priori c’est oui pour l’introduction de deux OURS sur notre territoire de montagne. Ces lâchers devraient avoir lieu au printemps. Des spécialistes vont désormais travailler au repérage des zones les plus adaptées à l’animal. La balle est désormais dans le camp de l’État.
Ce renforcement de la population d'ours est l’occasion d’un développement possible de l’agriculture et du tourisme grâce à l’obtention des fonds qui accompagnent ces réintroductions. Les prédations seront indemnisées et des aides conséquentes seront consenties pour protéger les troupeaux et permettre aux bergers de travailler sereinement. Toutes ces contreparties seront nettement plus significatives que les inconvénients.
Utilisons cette opportunité. J'invite toutes les personnes concernées à se mettre autour d’une table pour faire avancer les choses ensemble. En acceptant l’ours, je réaffirme ma volonté d'accompagner les éleveurs encore plus. Plusieurs d'entre eux qui siègent à la communauté de communes se sont aussi prononcés pour la réintroduction.
Je n’aime pas les intégrismes, de quelque côté que ce soit » et Rolland Castells de conclure « Il ne s’agit pas de multiplier partout et à l’infini les OURS. Il s’agit de sauver une espèce et de maîtriser ses populations ». D’ailleurs, le programme prévoit des mesures pour les spécimens qui se révéleraient ingérables ou trop familiers avec l’homme. C’est dans quelques semaines que le ministère de l’Environnement doit rendre publics les lieux de réintroduction qu’il retiendra. »
Marcel Minvielle, maire d'Etsaut en vallée d'Aspe
« L'ours, il est présent tous les jours. Actuellement, nous en avons 3 ou 4 sur le massif de la haute vallée d'Aspe et cela ne pose aucun souçi. Aucun souçi, ni aux bergerx fondamentalement. Même le berger, je suis sûr que quand il ne voit pas l'ours dans son été, il s'ennuie quelque part, mais il ne le dira jamais. »
Jean Lassalle contre Nelly Olin, le face à face
Bien sur, Jean Lassalle ajoute que les plantigrades ne tarderaient pas à pointer leur museau en Béarn. Mais vu qu'il est le premier à jouer des tours de cochon à Nelly Olin et à lui brûler la politesse aussi souvent que possible, il ne serait pas étonnant que la ministre de l'Ecologie court-circuite les retournements de veste de l'IPHB en décidant de lâcher une ou deux ourses, le plus prêt possible du Béarn. Une réponse du berger à la bergère en quelque sorte. On connaîtra la réponse le 13 mars.
Jean Lassalle exorcise ses problèmes personnels
Toute cette histoire me fait penser à Romuald, personnage culte du Génie des Alpages, qui dans une crise pubertaire déclare : « Samedi, j'ai perdu beaucoup de temps à réfléchir. Dans toutes les civilisations antiques l'on a considéré la folie comme phénomène d'origine sacrée.. Seul donc, un cinglé comme je le suis peut mener à bien une telle entreprise : l'élimination universelle de la LAINE sur le dos du mouton, un pas vers la civilisation et le progrès, telle la disparition du poil chez l'humain.»
L'IPHB adopte le même comportement envers l'ours, comme auparavant Jean Lassalle pour le tunnel du Somport. Cela ne métonnerait pas, vu ses envolées lyriques, que le député chanteur se considère comme élu pour mener à bien une mission divine. Crise mystique ou pubertaire? De toute façon Jean Lassalle exorcise ses problèmes personnels en sacrifiant les ours. C'est une vielle recette traditionnelle béarnaise.
Réaction inspirée d'un article de Xavier Sota dans Sud-Ouest
Bravo le Grand ! Même si le combat semble perdu d'avance, pour les autres, tu te bas toujours pour ton pays et c'est çà qui compte. Enfin un élus qui ose représenter le peuple de base.
Bon tu vas encore te faire des amis au sein de la classe politique, mais toi au moins tu as du courage et çà on ne te l'enlèveras pas
Hardit Toustem ! Lassalle Aban ! et Toques si gauses !
Rédigé par : Jean Trouilh | 08 mars 2006 à 11:10
Voilà un commentaire pastoral ou je me trompe ?
Lassalle est votre gourou, moi c’est ma tête de turc ! Manipulations, mensonges, détournements, clientélisme et j’en passe. Jean Lassalle utilise son pouvoir et l’argent de l’Etat et de l’Europe pour « arroser » ses amis anti-ours, bergers et chasseurs. Il est habile et fin communicateur, mais a force de jouer avec le feu, il va se brûler et dure sera la chute.
Il vous éblouit et vous ne voyez plus rien. Quand il sera retourné dans l’ombre, il ne restera que votre éblouissement et le pastoralisme en crise, qu’il reste ou qu’il ne reste plus d’ours. Vous n’aurez plus de subsides, plus de revenus, plus d’images. Seuls quelques irréductibles basiques continueront de chanter et de survivre dans vos vallées traversées par des camions puants.
Alors que cohabiter avec l’ours vous permettrait de surfer sur la conscience nationale qu’on ne peut pas tout faire, que cohabiter avec l’ours vous permettrait de défendre le pastoralisme et les Pyrénées, de vous rendre sympathique auprès de ceux qui paient vos subventions, achètent vos fromages ou vos gigots et viennent dormir dans vos gîtes ou vos cabanes, vos clients quoi. Vous êtes entrain de scier la branche qui vous soutient. Vous aller vous retrouver seuls, hors la loi, aigris et ruinés.
Est-ce cela votre vision de votre futur ? Continuer à vous comporter comme des « yes man » à suivre les idées politiques de votre gourou, qui lui, vise seulement sa rélection et sa confortable pension de député.
Votre éternelle question ? Qu’est ce que cela te rapporte l’ours ?
L’ours m’apporte juste le droit de rêver à une montagne respectée, sauvage ou l’inutile « homme sauvage » garde la place qu’il a toujours eu, avant même la présence de bergers, de citadins ou de touristes : la liberté. Qui me paie ? Personne, je suis moi aussi un défenseur de l’ours, de base, qui vivant loin de la montagne, un estranger, un doryphore, passe des heures à scier la branche sur laquelle Lassalle est assis.
Je continue à passer toutes mes vacances en montagne, à y dépenser mon salaire, à manger du fromage, à dormir en cabane et à griller du gigot, mais je ne dépense mon argent que chez des bergers qui cohabitent avec l’ours ? Que les autres se débrouillent avec leur rancœur, leur politique passéiste de destruction et leurs problèmes économiques. Fervent défenseur du pastoralisme et de la cohabitation, j’ai viré ma cuti pour ne plus défendre que les bergers qui acceptent les maigres pertes occasionnées par l’ours contre une indemnisation et le plaisir de vivre dans une montagne où ils savent qu’ils ont la chance de pouvoir apercevoir « Lou Moussu ».
Rédigé par : Romuald | 09 mars 2006 à 18:12