Ou comment la politique de blocage de Jean Lassalle empêche depuis 6 ans les agriculteurs de montagne de bénéficier de centaines de milliers d’euros qui leur sont destinés.
(d’après « plaidoyer pour Cannelle » de Gérard Caussimont - 2005)
1991
Le FIEP demande la mise en place de mesures agri-environnementales avec une pétition signée des bergers de la zone à ours. « Ces aides viennent conforter des pratiques de gardiennage et de traite en haute montagne qui sont compatibles avec la présence de l’ours. Elles incitent en outre les bergers à ne pas demander d’accès routiers et leur donnent des moyens financiers pour se faire aider à la ferme [dans la vallée], pour les foins par exemple, pendant qu’eux restent avec le troupeau sur l’estive. »
1995 à 2000
Les bergers du Haut-Béarn bénéficient de cette opération agri-environnementale. 5,5 millions de francs sont versés pour le gardiennage permanent des troupeaux (prévention des dégâts d’ours), pour le maintien de la traite à plus d’une heure du troupeau, pour le parcage nocturne des brebis avec utilisation de chiens de protection (Patous).
2000
Ces aides arrivent à terme, elles devaient être relayées (par un CTE : Contrat territorial d’Exploitation – ou par une OLAE : Opération Locale Agri-Environnementale).
« Malheureusement depuis 4 ans, malgré les demandes répétées du FIEP, les organisations professionnelles agricoles, les services de l’agriculture, de l’environneemnt et l’IPHB ne sont pas parvenus à un accord. »
« Malgré les promesses de mesures transitoires pour l’été 2003 puis pour l’été 2004, les bergers des zones à ours en Béarn n’ont pas encore bénéficié de ces aides.
Le FIEP s’est efforcé lors des entretiens avec les ministres de l’Ecologie successifs de défendre ce dossier et de réclamer ces mesures en Béarn de toute urgence […]
On voudrait provoquer l’indignation des bergers et saboter le projet de renforcement que l’on ne s’y prendrait pas autrement. […]
Certains instrumentalisent l’ours car ils n’ont rien à proposer de neuf pour sauver les petits exploitants agricoles de montagne qu’ils savent condamnés s’il n’y a pas des aides liées à la conservation de l’environnement à un moment où les crédits classiques vont aller à l’agriculture bien plus déprimée des pays de l’est européen.
Pourquoi ne se battent-ils pas avec autant d’énergie pour obtenir des aides que l’Etat propose déjà à la concertation dans son « plan de soutien à l’économie de montagne » annoncé en parallèle au plan de renforcement de l’ours dans les Pyrénées ? […]
On a même l’impression que l’élevage transhumant de montagne n’intéresse pas vraiment certains de ces hommes politiques. En effet, pourquoi pour la simple raison de ne pas avoir la maîtrise des subventions n’ont-ils pas voulu s’unir pour obtenir un accord pour renouveler les mesures agri-environnementales si appréciées par les bergers en 1995-2000 ?
Voit-on ces mêmes leaders intervenir pour obtenir ces aides avec autant de virulence qu’ils s’opposent à une réintroduction d’ours pour laquelle ils avaient donné leur parole et que l’Etat n’a fait qu’inclure dans un plan global pour les Pyrénées […] ? »
[iphb.org] : L’IPHB nuit à l’ours, en faisant passer sous le nez des bergers et des éleveurs des centaines de milliers d’euros, l’IPHB nuit au pastoralisme … mais l’IPHB ne nuit pas à la carrière politique de son président.

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