Jean Lassalle donne de la voix
Lu dans la dépêche :« On ne peut pas se laisser imposer la loi par un ministre quel qu'il soit ». Le député béarnais Jean Lassalle, n'apprécie pas la position sur l'ours du maire de Bagnères. En se prononçant pour le renforcement de la population ursine en Bigorre, Rolland Castells, maire de Bagnères, de même que toute la communauté de communes de la Haute-Bigorre, suscite la réprobation du député béarnais : « J'ai appris qu'il se portait volontaire pour un éventuel renforcement… Je suis malheureusement obligé de désavouer une telle position… Nous avons connu un problème similaire chez nous avec Cannelle ».
Et Jean Lassalle d'aller plus loin quand à la position de l'élu haut-pyrénéen : « On ne doit pas prendre pour argent comptant les décisions ministérielles de Nelly Ollin dont la volonté est de diviser le massif ». Pour le président de l'association des peuples de montagne « Les ours ne resteront pas sur le secteur considéré… Ils iront ensuite en pays Toys et en vallée ». La Castafiore du Béarn a des difficultés pour avaler la décision ministérielle. Après avoir lancé que "personne ne voulait d'ours dans les Pyrénées"
La réaction de Ferus
"Non seulement l’IPHB a dépensé l’argent de la protection de l’ours sans honorer les engagements pris en échange, c’est-à-dire la restauration d’une population d’ours viable en Béarn, mais en plus, son président dénigre ceux qui, eux, agissent concrètement pour l’ours et non pour des fins personnelles ..."
Nelly Olin en travers de la gorge
La décision ministérielle de réintroduire de nouvelles ourses ne passe pas. La Castafiore du Béarn a Nelly Olin en travers de la gorge. Après avoir lancé que "personne ne voulait d'ours dans les Pyrénées", voilà qu'il y a d’avantage de communes candidates à la réintroduction que d'ours à lâcher. Et comme en plus les maires font voter l'approbation de l'ours en conseil et font des annonces publiques !
Jean Lassalle fait pression sur les communes de la vallée d'Aspe afin quelles ne soient pas candidates aux lâcher d'ours. Il essaie même d'utiliser les mêmes méthodes : influences, pressions, annonces de presse pour les maires en dehors de sa sphère d'influence. L'omerta à la sauce béarnaise ne s’exporte pas bien an dehors des territoires «chasses gardées» de Lassalle et Bonrepaux, comme le Haut-Adour. Tout fout le camp ma parole !
Quant à l'entente avec la Ministre de l'écologie Nelly Olin : "On ne peut pas se laisser imposer la loi par un ministre quel qu’il soit " et d'accuser Madame Nelly Olin de "Vouloir diviser le massif" ! Jean Lassalle projette ses responsabilités écrasantes dans la mauvaise gestion du dossier de l’ours en Béarn sur Nelly Olin. C'est bien l’échec de l'IPHB et la « non protection » de l’ours qui divise le massif.
Les objectifs cachés de l'IPHB
L'annonce que "les ours iront en Pays Toy et en vallée" a deux objectifs :
Mobiliser les troupes
Jean Lassalle cherche à battre le rappel des bergers "traditionnels", ceux qui défilent en chemises noires, ceux qui s'équipent de bérets, de bâtons, de pastis et qui vont faire le coup de poing :
- sur les marchés, pour attaquer et effrayer les bergers trop favorables à l'ours, traités de cohabitationnistes.
- lors des manifestations des défenseurs de l'ours (pourtant clairement dans les statuts de l'iphb)
- lors des automnales à l'ADET-Paysdelours à Arbas (Perturbations toutes la journée, mais responsables des bénéfices de la buvette!)
- lors des automnales toujours, mais à Massat (Et les bergers de tronçonner pour barrer les routes et de couper l'alimentation électrique de l'hôpital plus : saccage des installations, vol de matériel, taggages haineux, perturbation des réunions, pneus crevés, barrages routiers...)
- devant la préfecture (dégradation des véhicules de tous ceux qui pensent de manières différentes, injures au Préfet)
Que cherche la Castafiore? Cherche-t-il a les motiver à continuer dans la même voie ? A quand les prochaines "manifestation de désespoir" que le député béarnais excuse dès leur annonce publique ?
Il reste des locaux de pro-ours à saccager, des voitures oursophiles à détruire, des réunions à perturber, des ours à "accidenter", des panneaux et des affiches à arracher, des scientifiques à dénigrer, des hommes de terrains à menacer. Le mot "Ours" doit-il être retiré du vocabulaire autorisé?
Se donner un air de gendre idéal
Il y a des comportements excessifs, qu’en est-il des plaintes et des poursuites ? Qu’en est-il du procès du chasseur responsable de sa mort ? Le temps effacera-t-il les traces de la mort de Cannelle dans l’esprit des français comme l’espère l’IPHB, les chasseurs et les bergers ?
Même ceux qui désirent la disparition de l’ours commencent à trouver les techniques commandos des bergers inacceptables. Ainsi « La Dépêche » toujours (http://www.ladepeche.com/aff_art.asp?ref=200602103093&rub=009) annonce la naissance d’une « Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées » dont l’ours bien sûr ne fait pas partie.
Philippe Lacuche, opposant notoire annonce : « Le collectif veut montrer un nouveau visage de la lutte anti-ours que celui caricatural du vieux berger pyrénéen avec son béret et son air peu affable. L'idée est de devenir une association représentative en fédérant toutes les approches du mouvement ». Va t-on enfin pouvoir discuter, échanger des arguments, chercher à cohabiter ? Ou est-ce un effet de façade, une manière de rendre fréquentables des activistes violents qui ne le sont pas ? « Nous prônons la réflexion plus que la manifestation ». L’avenir nous le dira, mais les chemises noires n’en ont rien à faire de la « réflexion », c'est l'action qu'ils aiment.
L'ours doit faire peur!
La grande désinformation est en marche. Entretenir la peur : « Les ours descendront en vallées » ou encore « De même, en matière de tourisme, la vision folklorique parisienne n'a rien à voir avec la réalité pyrénéenne. À l'image de ces parents d'élèves qui, près d'Aston, ne souhaitaient plus voir leurs enfants coucher sous la tente lors de classes vertes. » A cause de l’ours ?
L’ours il faut le diaboliser. Pour cela, la méthode est simple : l’accabler de tous les maux :
- entretenir l’idée que le touriste (ou l’utilisateur de la montagne) est en danger par la simple présence de l'ours et malgré la faiblesse des statistiques dans ce domaine.
Les autres techniques de l’IPHB et des primaires sont déjà bien connues et rodées :
- Nier les causes de pertes ovines étrangères à l'ours (chiens errants, maladies, mauvais suivi)
- Médiatiser les dégâts d’ours au maximum, même si sa responsabilité est douteuse ou nulle. Il en restera toujours quelque-chose.
- Utiliser la presse : le côté voyeur, avide de sensations de la télévision et l'amour des journaux locaux pour les communiqués des élus à écharpes de la presse locale (Voir le dossier ours de la dépêche qui en est un bon exemple)
- Soutenir la chasse en zone à ours puisque c’est jusque là, la seule manière «légale» d’exterminer les ours. Il suffit à chaque «accident» de dire ou faire dire qu’il s’agit juste de légitime défense et que le pauvre chasseur n’a pas pu faire autrement, que si c’était un touriste non armé : « Il ne serait plus là pour en parler ». Il est surprenant que les seuls face-à-face ours-homme dramatiques se soit passés avec des chasseurs et bien sûr, la bête en est morte. Alors imaginer quand celà arrivera à une mère et à ses enfants ! Restez chez vous braves gens, l'ours affamé et cruel rôde!
- Se présenter comme les «vrais défenseurs de l’ours», les seuls hommes de terrains, les autres sont des écologistes parisiens, des montagnards de salon, des idéalistes naïfs. Les seuls vrais écologistes ne sont-ils pas les bergers, les chasseurs, les agriculteurs, brefs les opposants du plantigrade ?
- Se présenter comme les seuls «défenseurs du patrimoine pyrénéen» qui est bien sûr réduit au pastoralisme et au folklore. L’ours lui n’a ni histoire pyrénéenne, ni légalité, ni droit à la vie, puisque les anciens voulaient sa disparition. Le patrimoine se réduit à la tradition de la chasse, à la tradition du pastoralisme, à la tradition de l'extermination de l’ours.
- Utiliser au maximum le vocabulaire des écologistes et des défenseurs de l'ours pour brouiller les pistes « patrimoine, écologie, développement des vallées ou durable et j’en passe »
- Diaboliser l’ours slovène : plus gros, plus agressif, élevé à la viande, moins farouche envers l’homme. Il faut diffuser un mélange de peur et de xénophobie envers cette « beste zétrangère », ce destructeur du bon ADN pyrénéen, ce bâtard venant polluer les bons gênes de la noble race.
Peu importe que cette race disparaisse et que les mâles soit obligés de se reproduire avec leurs filles. Ou plutôt tant mieux, cela favorise la disparition lente, accidentelle et inéluctable de la race d’ours pyrénéenne. Elles sont loins les "belles filles" slovènes (revoir la vidéo de Jean Lassalle sur cette page) Après, ils diront qu’ils n’ont rien pu y faire, que c'est à cause de la consanguinité. - Utiliser l’argent de l’ours … pour sa perte. Cela c’est quand même fort de sauce béarnaise! Et plus c’est gros, plus cela marche ! Il suffit de dire que pour défendre l’ours et la cohabitation dans les vallées, il faut défendre le pastoralisme, et pour défendre le pastoralisme, supprimer le territoire de l’Ours. La boucle est bouclée. L’IPHB défend l’ours en supprimant les derniers lieux refuges, en permettant aux hommes d’y pénétrer régulièrement afin qu’ils n’y trouvent plus la tranquillité nécessaire à leur reproduction. On camoufle le tout avec une couche de «développement valléen», de «soutien au bergers mal considérés», d’écoute des «hommes des montagnes, qui ont aussi droit à la parôle» et le tour est joué.
A la pression de Jean Lassalle effectuée sur les maires qui s’expriment d’une manière favorable à l’ours ; à la pression des éleveurs toys et ariégeois sur les bergers qui désirent cohabiter doit répondre la vigilance et la dénonciation de ce système pourri et mafieux.
Soutenez ceux qui s’expriment en faveur du renforcement.
Dénoncez les violences pastorales.
Dénoncez les pratiques qui consistent à abandonner les brebis dans les estives puis à reprocher à l’ours de venir de servir dans les troupeaux.
La solution, c’est la cohabitation. Le pastoralisme protège de la fermeture des paysages. Le pastoralisme intéresse les touristes quand les produits sont de qualités et que les bergesr participent réellement à la protection de l’environnement.
L’ours est un formidable moteur. Sans lui, le pastoralisme ne serrait pas arrosé par la manne financière actuelle et serait resté dans l’indifférence ...dont l’ours l’a sorti. Ingratitudes et manipulations.
Source de l'article à l'origine de cette note : La Dépêche
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