26/10/2005
Au cours de sa première réunion, après l'annonce des réintroductions par la ministre de l'Écologie, les membres de l'IPHB réaffirment leur avis défavorable sur le dossier.
L'IPHB a réaffirmé son opposition au projet de réintroduction. Le conseil de gestion de l’Institut patrimonial du haut Béarn (IPHB) s’est réuni mercredi 19 octobre, pour la première fois depuis l’annonce des réintroductions d’ours pour le printemps 2006, par Nelly Olin, ministre de l’Écologie et du Développement Durable. Bien évidemment, le dossier était au programme de l’assemblée.
Les membres du conseil de l’IPHB ont été sommés, par la ministre de l’Écologie, de se prononcer sur leur position. La réponse a été claire : ils réclament le retrait du projet de réintroduction de la ministre, allant jusqu’à encourager les opposants à l’ours à combattre le projet ministériel s’il était maintenu.
« Pour l’instant, on ne peut rien faire, commente Jean Lassalle. On attend et on observe. Cela est quand même regrettable. Les éleveurs ne nous font plus confiance. Il règne un climat de tension dans nos villages de montagne. Si on nous avait laissé faire, par deux fois, il y aurait eu des réintroductions ».
Dans cette affaire, tout le monde se renvoie la balle de la trahison. L’Institut patrimonial du haut Béarn se sent trahi par l’État et l’accuse d’avoir anéanti tout « le travail pédagogique » qu’il avait réalisé au préalable auprès des éleveurs et des chasseurs.
Or l’IPHB a un double discours : les réintroductions ne sont pas clairement désapprouvées mais ils exigent qu’elles se fassent sous contrôle local. Les éleveurs se sentent désavoués et se sont habitués aux rebondissements sans fin de l’IPHB dans l’affaire des réintroductions (engagement sur le projet en novembre 2004, puis retrait en janvier 2006). Ils demandent donc à leur tour à être écouté par Nelly Olin.
Le Fonds d’intervention éco-pastoral (Fiep) et la fédération régionale des associations de protection de la nature du Sud-Ouest (Sepanso) n’ont pas assisté à cette réunion dans le but de réaffirmer leur désaccord avec l’Institut patrimonial du haut Béarn.
Sources : Pyrénées-decouvertes
Photo: Pyrénées Magazine.
Les commentaires récents